ANKARA, 16 février (Reuters) - La Turquie ne reviendra pas
sur sa décision d'acheter des missiles sol-air S-400 à la Russie
en dépit des pressions des Etats-Unis, a prévenu samedi le
président Recep Tayyip Erdogan.
L'administration de Donald Trump avait donné de manière
informelle jusqu'au 15 février à Ankara pour répondre à une
offre rivale américaine qu'elle menaçait de retirer si la
Turquie, membre de l'Otan, persistait à acheter les S-400.
Washington a aussi prévenu Ankara que le contrat conclu avec
Moscou pourrait remettre en cause l'achat d'avions de chasse
furtifs F-35 auprès de Lockheed Martin LMT.N et entraîner
l'instauration de sanctions américaines.
Le président Erdogan est resté insensible à ces menaces
lorsque le sujet a été évoqué avec des journalistes dans l'avion
qui le ramenait de Sotchi, où avait lieu un sommet avec l'Iran
et la Russie.
"Nous avons conclu ce contrat de S-400 avec la Russie. Il
est hors de question pour nous de revenir là-dessus. C'est
fait", a dit Erdogan, cité par la chaîne turque NTV.
Le président turc ne s'est pas dit hostile à l'achat de
missiles Patriot de l'américain Raytheon RTN.N , tant qu'un tel
contrat servirait les intérêts de de la Turquie. Il a toutefois
ajouté que les questions de livraison et de production faisaient
encore l'objet de négociations.
L'offre formelle de missiles Patriot expire à la fin mars.
Le contrat est estimé à 3,5 milliards de dollars (3,1 milliards
d'euros). Ankara a signé fin 2017 avec Moscou un contrat estimé
à 2,5 milliards de dollars (2,1 milliards d'euros) pour la
livraison des S-400, prévue en juillet prochain.
(Tuvan Gumrucku
Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
Pas question de renoncer aux missiles S-400 russes, dit Erdogan
| 571,690 USD | NYSE | -2,99% |
© 2026 Thomson Reuters. All rights reserved.
Reuters content is the intellectual property of Thomson Reuters or its third party content providers. Any copying, republication or redistribution of Reuters content, including by framing or similar means, is expressly prohibited without the prior written consent of Thomson Reuters. Thomson Reuters shall not be liable for any errors or delays in content, or for any actions taken in reliance thereon. "Reuters" and the Reuters Logo are trademarks of Thomson Reuters and its affiliated companies.
A lire aussi
-
Les Etats-Unis ont pressé jeudi leurs alliés et la Chine de rejoindre une vaste opération de pression économique contre l'Iran, censée faire "chuter le régime" de Téhéran sans reprise des opérations militaires. Le ministère iranien des Affaires étrangères a répondu ... Lire la suite
-
La Bourse de New York a clôturé dans le rouge jeudi face à la nette remontée des taux obligataires qui met à mal la stratégie de soutien du Trésor américain et inquiète de nouveau les investisseurs. Le Dow Jones a cédé 1,31%, l'indice Nasdaq a perdu 1% et l'indice ... Lire la suite
-
La dette américaine progresse à une vitesse fulgurante, avec même deux ans d'avance sur les prévisions du bureau du Congrès. L'une des raisons, c'est le poids des taux d'intérêts qui augmentent, reflet des craintes des marchés d'une inflation durable, à cause de ... Lire la suite
-
Au moins 16 personnes ont été tuées jeudi à Kiev et dans sa région dans une nouvelle frappe massive de drones et de missiles russes, le président Volodymyr Zelensky accusant Moscou de pousser à "l'escalade" au moment où l'Ukraine manque de moyens d'interception. ... Lire la suite
Mes listes
Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste
valeur |
dernier |
var. |
|---|---|---|
| 93,21 | +1,70% | |
| 8 453,09 | -0,57% | |
| 4 519,09 | 0,00% | |
| 0,126 | -4,55% | |
| 78,32 | +0,85% |
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer